📂 Visite de Monseigneur Desmond Tutu
📅 Publié le Dimanche 12 février 2006 à 19h17
Monseigneur Desmond Tutu
à la cathédrale anglicane Sainte Trinité de Port-au-Prince
le dimanche 12 février
Monseigneur Desmond Tutu
à la cathédrale anglicane Sainte Trinité de Port-au-Prince
le dimanche 12 février
Sur la photo datée du 9 février, on le voit saluant un soldat Argentin membre de la force internationale MINUSTHA qui patrouillait son village natal, Marmelade, où il prend refuge dès la fin de la campagne électorale.
Le futur président, qu’il soit Préval ou une autre personnalité politique, aura une tache gigantesque dans un pays où tout est prioritaire. Et les pressions et chantages venant d’horizons divers ne manqueront certainement pas.
Des électeurs venant de Cité Soleil, le plus grand bidonville de Port-au-Prince et réputée être un bastion des partisans de l’ancien président Aristide, attendent patiemment leur tour pour voter lors des élections du 7 février.
Contrairement au pronostic, une foule immense s’est déplacée pour se faire entendre. Elle veut par là dire au monde entier qu’elle a encore à coeur le devenir du pays et aspire à une certaine stabilité. Espérons qu’elle fera le bon choix et qu’on lui prêtera une oreille attentive
Texte reçu le 9 décembre 2005
2. Sœurs et frères bien-aimés,
La fête de Noël est celle d’un dénouement porteur d’une profonde transformation. Ce dénouement pressenti et annoncé par les prophètes est parvenu à son terme après une longue attente, au cours de laquelle le peuple juif a dû passer par le creuset de la souffrance.
3. Cette attente s’est concrétisée à Noël dans l’irruption de Dieu au cœur de l’histoire des hommes pour renouveler la condition de l’homme lui apporter la délivrance et le salut. Noël, c’est donc la fête de la promesse qui ne déçoit pas, la promesse du renouvellement, de la transformation, d’une renaissance annonciatrice d’une nouvelle vision des choses et du monde.
4. Dans cette optique, ne pouvons-nous pas souhaiter que la crise qui a tissé et secoué la vie nationale depuis de nombreuses années, tel un long cauchemar, ne soit pas une étape gratuite, vécue en vain? Ne pouvons-nous pas espérer que, grâce aux sacrifices et aux efforts consentis, échappant aux malheurs horribles qui pendaient sur nos têtes, nous n’ayons pas souffert pour rien? Ne pourrions-nous pas en tirer profit comme d’un enfantement douloureux? Car de toute crise bien gérée peut naître maturité, transformation, nouveau départ. (suite…)