Texte publié le vendredi 30 décembre 2011 à 21:22
Fêtes et célébrations, Indépendance, Jour de l'an

Une nouvelle année:
Tous les espoirs sont permis quoique, réalisme oblige, nous devons faire taire certains de ces espoirs et mettre une sourdine à d’autres. Espérons toutefois que cette année sera bien meilleure que celle qui vient de s’achever. Celle-ci, d’ailleurs fut bien meilleure que 2010, l’année de tous les malheurs(1) ; celle qui nous a fait tant pleurer et qui laisse dans nos cœurs une blessure encore saignante et, dans notre psyché, un traumatisme qui nous rend névrosés aux moindres caprices de la nature.
Pour la première fois depuis la présidence d’Élie Lescot, aucun de nos anciens chefs d’État vivent en exil, un signe que notre démocratie, quoiqu’imparfaite si on l’évalue à l’aune des pays aux longues traditions démocratiques, se porte bien. Les élections du début de l’année, quoique entachées d’irrégularités et organisées par un Conseil électoral longtemps décrié et récemment congédié, n’est aujourd’hui qu’un souvenir qu’il faut cependant tenir vivant pour éviter une aussi affreuse répétition. Le gouvernement, jusqu’à preuves du contraire, essaie finalement de redémarrer la machine.
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Michel Soukar démasque le président Fabre Geffrard. Cora Geffrard : Mention spéciale de l’ADELF
Texte publié le mardi 27 décembre 2011 à 16:26
Criminalité, Essais, Histoire: 1804-1915, La présidence, Littérature, Politique et gouvernement, Romans, Société
Texte reçu le 27 décembre 2011
Par Robenson d’Haiti
L’année 2011 tire à sa fin. Et, deux ans à peine après sa publication, le roman de Michel Soukar, Cora Geffrard(1) s’est vu décerner une mention spéciale du grand prix littéraire Caraïbes de l’Association des écrivains de langue française (ADELF). Au fait, c’est une mention spéciale pour une mission spéciale.
Cora Geffrard, la fille du Président Fabre Geffrard(2), meurt assassinée. Seize accusés sont fusillés. Étaient-ils les véritables assassins ? C’est justement à cette énigme que s’est attaquée la plume de l’historien sur un territoire hautement romanesque et romancé.
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Message des Évêques d’Haïti à l’occasion de la Noël 2011
Texte publié le vendredi 16 décembre 2011 à 21:40
Église catholique, Fêtes et célébrations, Lettres pastorales, Religion
Texte reçu le 10 décembre 2011
Nous Évêques d’Haïti, réunis en Assemblée plénière, nous nous adressons à vous prêtres, religieux, religieuses, disciples missionnaires, peuple de Dieu qui est en Haïti, tous les hommes et les femmes de bonne volonté : salut et paix dans le Christ!
1.- Le temps de l’Avent nous offre l’occasion de nous préparer activement à accueillir dans la joie et l’action de grâce la venue du Messie de Dieu (Is 45,8), le seul qui soit capable de nous sauver (Tt 2, 11-12). L’Avent qui mène à Noël est un temps fort d’espérance, « une espérance qui ne déçoit pas » (cf. Rm 5,5), parce que fondée sur la certitude et l’assurance de ce que Dieu a déjà réalisé en Jésus-Christ. N’est-Il pas d’ailleurs entré dans notre histoire pour assumer notre condition humaine et pour ouvrir nos espoirs humains à la dimension de l’espérance divine?
2.- Le Seigneur, notre Dieu et Père, a voulu faire de l’homme un acteur responsable de sa vie et de sa destinée. En effet, « s’il a créé l’homme sans l’homme, il ne veut pas le sauver sans lui, c’est-à-dire sans sa libre collaboration » (cf. Saint Augustin). Déjà, quand l’éternité entre dans le temps n’est-ce pas pour le transformer et le valoriser ? Aussi, devons-nous apprendre à bien gérer notre temps pour faire avancer notre pays. L’homme haïtien est appelé à organiser et à structurer aussi son espace, son environnement et son terroir suivant ses exigences et ses besoins d’aujourd’hui et de demain dans le milieu où il évolue. Un peuple qui travaille, mettant de son propre cru, investissant au jour le jour ses potentialités et ses compétences ne peut-il pas espérer un avenir meilleur qu’il est en train de bâtir?
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Je me souviens, comme si c’était hier, de ces jeunes et brillants esprits, écrivains, poètes théoriciens, militants qui trouvaient un havre chez Gérard Campfort, à la Rue des Casernes à Port-au-Prince.
Il y a de cela deux semaines, au cours d’une agape chez un ami, une religieuse venue d’Haïti me confie que « d’ici dix ans, on aurait besoin d’un lampe de poche pour trouver un catholique en Haïti. Hier, ils étaient tous protestants, aujourd’hui ils se convertissent à l’Islam à la vitesse de l’éclair ».


