Sauvons ce qui peut-être sauvé!
Texte publié le dimanche 20 novembre 2011 à 19:17
Conditions économiques, Conditions sociales, Crises, Economie et finances, Histoire: 1986 -, La présidence, Société
Texte reçu le 16 Novembre 2011
Par Jean L. Théagène
« Connais-tu le pays où fleurit l’oranger,
Le pays des fruits d’or et des roses vermeilles,
Où la brise est plus douce et l’oiseau plus léger,
Où dans toute saison butinent les abeilles ? »
Jules Barbier
« Fugit irreparable tempus ».
L’heure est grave et le pays ne peut plus se contenter de déclaration d’intention encore moins de promesses contraignantes. Depuis la nuit des temps, le sous-développement et ses problèmes ont toujours été un casse-tête chinois exigeant une volonté ferme de comprendre d’abord l’imbroglio et de trouver ensuite les moyens d’harmoniser les intérêts discordants des éternels trouble-fêtes d’une société.
À côté des nouvelles plus déprimantes que revigorantes avec la remontée de l’insécurité dans ce morceau d’île des Caraïbes, Gérard Bissainthe et Jean-Erich René, deux hommes, d’une belle érudition, avec une souplesse alliée à l’humilité radieuse, se sont acharnés à nous brosser sous leur plume alerte un sombre tableau de la réalité politique haïtienne. Avec une pointe de tristesse, nous avons parcouru d’un bout à l’autre et d’une seule traite : « Le bateau de Sweet Micky va droit vers un récif » et « Un cap dangereux pour Haïti ». Nous nous sommes écrié avec Sainte-Beuve : « Mon Dieu, donnez-nous le courage de voir tout et le contraire de tout ». Et nous revient à la mémoire le livre de Demesvar Delorme « Les théoriciens au pouvoir » qui garde toute sa saveur d’actualité.
« L’heure est grave… »
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Une escapade en Afrique
Texte publié le vendredi 16 septembre 2011 à 20:28
Conditions économiques, Conditions sociales, Essais
Texte reçu le 13 septembre 2011
Fofo et Al ne le savent pas assez qu’ils m’ont fait un cadeau plein de douceur en m’invitant au mariage de leur fille à Lomé. Un vieux rêve inassouvi, un pèlerinage, un voeu dont je devais m’acquitter. Dix ans auparavant, je n’étais pas loin, à la Medina de Casablanca quand un vendeur sous la tente m’a fait remarquer que l’insalubrité de son réduit était un coin du palais de Hassan II en comparaison de celle de l’Afrique d’en-bas.
Une visite dans cette Afrique pour un touriste haïtien voyageant par ses propres moyens est un tourment pour l’esprit. Des idées préconçues, des mensonges tissés de faits vrais entretenus par la radio, la télévision, le ouï-dire font à chaque instant état de sociétés différentes au-dessous de la pauvreté absolue, de la promiscuité, de mise à l’écart de toute hygiène. Puis des injections, des vaccins à n’en plus finir qui coûtent cher et communiquent la crainte, l’angoisse, une épouvante inexprimable.
Pourtant j’en suis revenu, perdu dans une rêverie de contentement intérieur. Le mariage, inoubliable!. Cérémonie sobre parmi tant d’autres à la mairie de Lomé dans une atmosphère extérieure bruyante de gaité, de train de fête. Des parfums, des roses, des éclats de rire ininterrompu, le ciel tout azur, les jeunes tout amour. Les groupes se déplacent en longues processions à la queue leu-leu, marchant les uns sur les pieds des devanciers. La mairesse, une petite femme, toute menue, d’une voix douce, assez pour étonner, émouvoir et ravir un spectateur.
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Jacqueline Scott Lemoine n’est plus
Texte publié le dimanche 10 juillet 2011 à 20:12
Diaspora haitienne, Nécrologie

Jacqueline Scott Lemoine
accueillant les jeunes boursiers Haitiens au Sénégal
en décembre 2010.
© Le Nouvelliste (Haiti)
Dakar, 10 juillet 2011 (APS) – L’actrice d’origine haïtienne Jacqueline Scott Lemoine est décédée dans la nuit du samedi au dimanche à Dakar à l’âge de 89 ans des suites d’une longue maladie, a appris l’Agence de Presse Sénégalaise auprès de sa famille.
Née à Port-au-Prince (Haïti) en 1923, elle s’était installée au Sénégal en 1966 à l’occasion du premier Festival des Arts nègres.
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Revoir Haiti: 21 ans après
Texte publié le lundi 04 juillet 2011 à 11:46
Diaspora haitienne, Exil politique, Politique et gouvernement, Psychology
Texte reçu le 3 juillet 2011
Par Jean L. Théagène
« Poète, sois leur doux
Car leur sort est le tien »
Après 21 ans d’un exil immérité, il nous fallait nous réconcilier avec nous-mêmes et du même coup rabibocher notre âme avec notre pays. À l’occasion qui nous est donné de revoir, Port-de-Paix, cette ville où nous avions écoulé le plus clair de notre adolescence, nous avions recherché, à priori, les signes de changements qui nous feraient croire qu’elle est en train de bouger avec le temps. Mais force nous est de constater qu’elle se cherche encore comme un coq qui aurait perdu un œil dans la chaleur du combat. Elle cherche un biais pour s’enfuir, se démettre, récuser tout ce pour quoi elle avait combattu dans le passé. Ma ville, s’il faut le dire, se complaît dans la lypémanie d’une routine consacrée par un système en giration. Elle a assisté, nonchalante et résignée, à l’exode massif de ses fils, au transfert de son quai, à l’investissement de ses rues déjà défoncées et poussiéreuses par une force irrationnellement appelée marchande de rues, taxi-motos, et une populace qui ne finit pas de s’accroitre comme si cette ville servait de tremplin aux passeurs.
C’est vieux, Port-de-Paix a renoncé à ces démons, à leurs pompes, à leurs œuvres. Si pour des raisons qu’on se refuse à avouer, on continue à lui faire un procès d’intention de flibusterie, nous ses fils, nous continuons à nourrir cet espoir de désespéré qu’un jour, elle reprendra ses droits à la vie, comme toute ville derrière laquelle s’étale un passé riche de faits glorieux et de promesses d’avenir. Selon toute analyse, la ville donne l’impression d’être condamnée à connaitre le sort du vaincu.
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Cent-cinquantenaire de l’Eglise Episcopale d’Haïti
Texte publié le dimanche 05 juin 2011 à 11:30
Cultes réformés, Eglise épiscopale, Fêtes et célébrations, Religion, Société

La Cathédrale de Sainte Trinité
avant le séisme du 12 janvier 2010
Texte reçu le 5 juin 2011
Marlène Rigaud Apollon
Quand je vivais encore en Haïti, je connaissais bien peu sur l’Eglise Episcopale d’Haïti bien qu’un beau-frère de ma mère y appartenait. J’avais, bien sûr, entendu parler de la fameuse la Cathédrale de Ste Trinité. Ce n’est qu’en 1997, au cours de l’un de mes voyages en Haïti, que j’ai eu l’occasion de la visiter et d’admirer ses magnifiques fresques murales peintes par de grands peintres « naïfs » d’Haïti. J’avais également entendu parler des Petits Chanteurs de Ste Trinité à la réputation mondiale mais jusqu’à récemment, il ne m’a pas été offert l’occasion d’assister à un de leurs concerts. L’éxpérience m’a absolument émerveillée. Par contre, je connaissais très bien l’Ecole St Vincent qui accueillait les orphelins et les enfants handicapés et où une belle-sœur de ma mère, orpheline de mère, avait grandi et, depuis que je suis aux Etats-Unis, je connais aussi de réputation leur hôpital Ste Croix. Mais c’est surtout à travers mes lectures et mes contacts avec des amis épiscopaliens que j’ai appris leur histoire.
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