Je suis à Bordeaux(1), la prison. Dans le petit local qui me sert de studio temporaire depuis 4 ans, j’accueille ce matin douze Souverains dont dix sont noirs. Tous dans la vingtaine. Certains sont nés au Québec et d’autres sont arrivés très jeunes d’Haïti. Je sais d’avance que ceux-là se sentiront particulièrement plus visés par la nouvelle que je m’apprête à annoncer. Mais je ne voudrais pas l’annoncer n’importe comment. Pas comme dans les nouvelles.
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Texte publié le dimanche 15 novembre 2009 à 19:44
Culture, Littérature




