Les lendemains du 20 mars
Texte publié le vendredi 18 mars 2011 à 19:54
Aristide Jean Bertrand, Crises, Duvalier Jean-Claude, Élections, Histoire: 1986 -, Politique et gouvernement, Relations extérieures, Société
Nathanaël, mon frère, que vois-tu à l’horizon?
Je vois une génération qui monte.
Je vois une génération qui descend.
Je vois une énorme génération qui monte.
Toute armée de foi dans l’avenir.
André Gide.
Par Jean L Théagène
La démocratie en Haïti n’est sans doute pas pour demain rien qu’à voir l’usage qu’on en fait, comment on le vide de son contenu et combien elle gagne en équivoque. C’est déjà parti et raté en même temps. Perdus les efforts méritoires initiés par Grégoire Eugène, Hubert Deronceray, Constant D. Pognon, Sylvio Claude et continués par tant d’autres en vue de l’implantation du pluralisme politique dans le paysage haïtien! La société haïtienne, il est vrai, faute de préparation a toujours considéré les programmes des partis politiques comme colifichets. Elle n’en a que faire. Elle préfère s’accrocher à la personnalité des hommes qui montent sur le podium. Et comme le « leader » tombe toujours du ciel, elle finit pour son malheur par le diviniser.
Le culte de la personnalité « ce mal qui répand la terreur », mal, disons-nous « que le ciel en sa fureur envoya pour punir », notre société nous a toujours fait prendre des vessies pour des lanternes. Nous nous acharnons à longueur de journée à transformer des êtres de chair en idoles et de là, à ce que ces derniers se muent en chargés de mission divine, voire en êtres immatériels doués de capacité surhumaine ou en prophète des temps modernes, il n’y a qu’un pas. Alors le nombre d’illuminés, d’excités, d’exaltés, d’oligarques, d’aventuriers, de messies en herbes, de faux prophètes, augmente de façon alarmante. Et dans ce jeu prométhéen d’un nouveau genre, les meneurs d’opinion qui s’y prêtent volontiers, affichent une légèreté déconcertante. Détenteurs d’une certaine autorité morale, ils ne sentent même pas que l’avenir de la nation est lié à l’à-propos de leurs interventions publiques.
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Aristide est bien chez lui
Texte publié le vendredi 18 mars 2011 à 18:37
Aristide Jean Bertrand, Histoire: 1986 -, Politique et gouvernement

Aristide à son arrivée à l’aéroport de Port-au-Prince
(© Photo de Hector Retamal / AFP)
L’ancien président Jean-Bertrand Aristide est revenu en Haïti, ce vendredi 18 mars, après sept ans d’exil. L’avion, après une escale à Dakar au Sénégal, se posa sur la piste de l’aéroport Toussaint Louverture à 9:05 (heure locale). Outre sa femme et ses deux filles, sa suite comprenait entre autres, la ministre des Affaires étrangères de l’Afrique du Sud, Mme Maite Nkoana-Mashabane, l’acteur américain Dany Glover, des représentants de « Democracy Now ».

La foule venue l’accueillir
(© Photo de Allison Shelley / Getty Images)
Des milliers de sympathisants se sont précipités à l’aéroport pour l’accueillir alors qu’une foule immense attendait patiemment devant son domicile, à Tabarre.
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Le retour des Forces Armées d’Haiti, un impératif.
Texte publié le mardi 19 mai 2009 à 21:27
Armée, Histoire: 1986 -, Politique et gouvernement, Société
Il y a près de 14 ans, les Forces Armées d’Haiti (FAD’H), cette institution remodelée durant l’occupation américaine et partiellement macoutisée durant les gouvernement des Duvalier, furent demantelées(1).
Revenge du président Jean-Bertrand Aristide revenu d’exil, disaient certains. Il n’avait pas su pardonner l’état major de cette institution impliquée alors dans le coup d’état du 30 septembre 1991, et voulait s’en défaire pour éviter la répétition de nouveaux coups. En ceci, il eut l’aval tacite de certains personnages et organisations politiques; l’armée jugée selon eux trop puissante, trop engagée dans la politique, et par conséquent encombrante et extrêmement dangereuse pour les trois branches du pouvoir.
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Coup d’oeil sur le mois de février 2004
Texte publié le samedi 07 février 2009 à 02:18
Histoire: 1986 -
Février 2004, alors qu’Haiti devrait consacrer l’année à la célébration de son bicentenaire, Guy Philippe, alors en exil en République Dominicaine, revint en Haiti à la tête d’un petit groupe composé surtout d’anciens membres des Forces Armées d’Haiti.
Il fut immédiatement assimilé à un héros, un combattant pour la liberté (freedom fighter), devenant ainsi l’homme envoyé par la Providence (entendons par là les partenaires tout-puissants des groupes de l’opposition) qui devrait précipiter le départ du président Jean-Bertrand Aristide en dirigeant une insurrection contre le gouvernement de ce dernier et en s’accaparant pendant, près de trois semaines, des villes importantes des départements de l’Artibonite, du Nord et du Plateau central.
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