Rencontre avec Claude Clément Pierre, un Étonnant voyageur
Texte publié le dimanche 29 janvier 2012 à 21:11
Culture, Evénements culturels, Interviews, Société
Texte reçu le 27 janvier 2012
Entrevue accordée à Robenson D’Haïti
Robenson D’Haïti : Aujourd’hui, M. Claude Pierre, en tant qu’écrivain, vous êtes notoirement reconnu pour vos longs et étonnants voyages. De votre dernier étonnant voyage, vous nous revenez avec « Le Voyage inventé ». Tout d’abord, dites-nous avec quel sentiment vous allez participer au Festival Étonnants Voyageurs 2012 Haïti où l’encre est la demeure des 50 écrivains invités ?
Claude Clément Pierre : L’écriture n’est jamais un aboutissement. Tout comme la symbolique de l’encre dont elle est ici synonyme, l’encre laisse une trace et transite entre la mémoire et l’exploration. Incessant va et vient entre le passé et le futur. Notre pays vit dans cette tension et la plupart de nos créateurs vit cette tension. A la semblance du poète Apollinaire, ils s’en vont et demeurent. Quelque part, les écrivains vivent dans l’univers de leur création, ce lieu mou et flou est leur demeure. Castera a cru parler pour lui, il a parlé pour d’autres. L’encre est ma demeure, Bel exemple de polysémie.
Tout compte fait, l’écriture est une trace qui signifie et en tant que telle, elle engendre des émotions; elle peut procurer au milieu des souffrances de grandes joies.
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Ma rencontre avec Carmen Brouard
Texte publié le jeudi 05 janvier 2012 à 15:46
Arts et artistes, Culture, Musique
Texte reçu le 4 janvier 2012
Par Françoise Forest
J’ai su que Carmen Brouard(1) vivait au Québec quand une amie commune venant d’Haïti, lui apporta une boîte de Saridon™ pour calmer ses sempiternelles migraines. Je la croyais en France où elle vécut de nombreuses années à perfectionner ses connaissances en musique.
J’ai été surprise et émue tout à la fois de savoir qu’elle avait choisi de vivre au Québec et, tout de suite nous avons sympathisé. Un après-midi elle me demanda à brûle pourpoint, si je jouais du piano.
En moi-même j’ai pensé que j’avais dépassé l’âge d’entreprendre de telles études. Puis, après réflexion, j’acceptai ce défi. Ceci date de 1994.
C’est ainsi qu’à travers mes leçons de piano et de solfège (car elle ne m’a donné aucun raccourci…), je fis plus ample connaissance avec cette Grande Dame. Sa générosité, sa patience, sa façon toute simple de me communiquer ses pensées profondes, m’ont ouvert des horizons qui m’étaient, jusque là presqu’inconnus.
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Michel Soukar démasque le président Fabre Geffrard. Cora Geffrard : Mention spéciale de l’ADELF
Texte publié le mardi 27 décembre 2011 à 16:26
Criminalité, Essais, Histoire: 1804-1915, La présidence, Littérature, Politique et gouvernement, Romans, Société
Texte reçu le 27 décembre 2011
Par Robenson d’Haiti
L’année 2011 tire à sa fin. Et, deux ans à peine après sa publication, le roman de Michel Soukar, Cora Geffrard(1) s’est vu décerner une mention spéciale du grand prix littéraire Caraïbes de l’Association des écrivains de langue française (ADELF). Au fait, c’est une mention spéciale pour une mission spéciale.
Cora Geffrard, la fille du Président Fabre Geffrard(2), meurt assassinée. Seize accusés sont fusillés. Étaient-ils les véritables assassins ? C’est justement à cette énigme que s’est attaquée la plume de l’historien sur un territoire hautement romanesque et romancé.
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Gouverneur de l’hiver: Discours de réception du Prix du Québec / Prix Athanase-David 2011
Texte publié le vendredi 11 novembre 2011 à 22:28
Culture, Diaspora haitienne, Discours, Evénements culturels, Littérature
« En couronnant l’ensemble de votre oeuvre, le jury du Prix Athanase-David a fait preuve non seulement d’audace, le caractère de vos écrits étant littéraire et scientifique, mais aussi de clairvoyance, en reconnaissant la valeur du projet poétique qui vous habite ainsi que la vision du monde qui vous a conduit à cheminer sur la voie du déracinement, entre Haïti et le Québec, terme que vous avez défini comme le propre de la condition postmoderne.
Administrateur et vice-président de l’UNEQ (Union des écrivaines et écrivains québécois) entre 1993 et 2003, vous nous donnez l’exemple d’un écrivain engagé dans son écriture auprès des siens et des plus démunis de la société. Pour tout cela, nous vous remercions sincèrement et vous souhaitons de poursuivre votre création dans les meilleures conditions possibles. »
Danièle Simpson, présidente, UNEQ
Le texte du Discours de réception
De Joël Des Rosiers
Texte reçu le 11 novembre 2011
courtoisie d’Alix Renaud et de Denise Bernhardt,
SPF – Déléguée pour Haïti
J’ai écrit mon premier poème sur la musique de la pluie tombant sur les toits de tôle, à l’âge de huit ans. Longtemps après, l’éblouissement ressenti ce soir-là demeure en moi, inaltérable. La littérature allait changer ma vie. Depuis, je n’ai jamais cessé d’y croire. Ma mère me raconte encore qu’elle trouvait régulièrement des poèmes, griffonnés sur des bouts de papier, dans les poches de mes pantalons. Et les petits cousins, invités à mes fêtes d’anniversaire, étaient sûrs de rapporter avec eux les cadeaux qui m’étaient offerts si ce n’étaient pas des livres…Je leur dis merci à ces objets singuliers que j’idolâtrais ainsi qu’à tous mes maîtres, les cliniciens ès lettres, dont les œuvres et la langue comblèrent mon enfance d’émerveillement et d’aventures. Ils furent nombreux à la source de ma vocation. Et aujourd’hui, j’apporte ma foi dans le culte du livre.
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Le plus prestigieux prix littéraire du Québec décerné à Joël Des Rosiers, un écrivain d’origine haitienne
Texte publié le mardi 08 novembre 2011 à 12:35
Culture, Diaspora haitienne, Evénements culturels, Littérature
Texte reçu le 7 novembre 2011
Par Robert Berrouet-Oriol (1)
Le Prix du Québec / Prix Athanase-David 2011 (2), le plus prestigieux prix littéraire du Québec, sera décerné le 8 novembre prochain à la Salle du Conseil législatif de l’Hôtel du Parlement, dans la ville de Québec, au poète, psychiatre et essayiste Joël DES ROSIERS pour l’ensemble de son oeuvre. Le Prix Athanase-David a été créé en 1977 lorsque, “pour refléter la richesse et l’essor de l’activité culturelle, artistique et scientifique dans la société québécoise”, le gouvernement a instauré les fameux “Prix du Québec”. Le Prix Athanase-David est l’un des douze Prix nationaux que le Québec accorde chaque année dans des domaines tels que les arts visuels (Prix Paul-Émile-Borduas), les sciences naturelles et le génie (Prix Marie-Victorin), la promotion de la langue française (Prix Georges-Émile-Lapalme) la création ou le développement d’institutions de recherche ou l’administration et la promotion de la recherche (Prix Armand-Frappier).
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