Message des Évêques d’Haïti à l’occasion de la Noël 2011
Texte publié le vendredi 16 décembre 2011 à 21:40
Église catholique, Fêtes et célébrations, Lettres pastorales, Religion
Texte reçu le 10 décembre 2011
Nous Évêques d’Haïti, réunis en Assemblée plénière, nous nous adressons à vous prêtres, religieux, religieuses, disciples missionnaires, peuple de Dieu qui est en Haïti, tous les hommes et les femmes de bonne volonté : salut et paix dans le Christ!
1.- Le temps de l’Avent nous offre l’occasion de nous préparer activement à accueillir dans la joie et l’action de grâce la venue du Messie de Dieu (Is 45,8), le seul qui soit capable de nous sauver (Tt 2, 11-12). L’Avent qui mène à Noël est un temps fort d’espérance, « une espérance qui ne déçoit pas » (cf. Rm 5,5), parce que fondée sur la certitude et l’assurance de ce que Dieu a déjà réalisé en Jésus-Christ. N’est-Il pas d’ailleurs entré dans notre histoire pour assumer notre condition humaine et pour ouvrir nos espoirs humains à la dimension de l’espérance divine?
2.- Le Seigneur, notre Dieu et Père, a voulu faire de l’homme un acteur responsable de sa vie et de sa destinée. En effet, « s’il a créé l’homme sans l’homme, il ne veut pas le sauver sans lui, c’est-à-dire sans sa libre collaboration » (cf. Saint Augustin). Déjà, quand l’éternité entre dans le temps n’est-ce pas pour le transformer et le valoriser ? Aussi, devons-nous apprendre à bien gérer notre temps pour faire avancer notre pays. L’homme haïtien est appelé à organiser et à structurer aussi son espace, son environnement et son terroir suivant ses exigences et ses besoins d’aujourd’hui et de demain dans le milieu où il évolue. Un peuple qui travaille, mettant de son propre cru, investissant au jour le jour ses potentialités et ses compétences ne peut-il pas espérer un avenir meilleur qu’il est en train de bâtir?
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Sommes-nous en situation de guerre civile?
Texte publié le vendredi 12 août 2011 à 19:43
Conditions sociales, Église catholique, Religion, Spiritualité
Texte reçu le 8 août 2011
Par Jean L. Théagène
À lire ce titre, on serait tenté de croire à un canular comme en sont prodigues les colonnes de certains medias à sensations. Mais à l’écoute des nouvelles en provenance d’Haïti, on a l’impression de ne pas être trop loin de la vérité. En effet, comme toujours sous les regards vitreux de l’occupant, le pays de Dessalines poursuit sa dérive vers une destination connue seulement de ceux qui sont à l’origine de cette trajectoire historique plutôt grotesque. En effet, deux cents ans d’indépendance n’ont pas su confirmer notre présence de Nation sur la scène internationale. À l’antipode de la civilisation occidentale, nous adoptons des comportements morbides qui nous valent une thérapeutique de cheval appliquée par des vétérinaires incomplets. Quoiqu’il en soit, malgré la présence profanatoire du Blanc sur ses chars d’assaut et dans ses hélicoptères de combat, les rues ne sont pas sûres. On tue à petites brassées, mais on tue et aucun secteur n’est épargné qu’il s’agisse d’Haïti noire, Haïti mulâtre, Haïti étudiante, Haïti rurale, Haïti catholique, Haïti vaudouisante, Haïti protestante !
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Notre-Dame du Perpétuel Secours
Texte publié le dimanche 26 juin 2011 à 08:38
Église catholique, Fêtes et célébrations, Histoire: 1804-1915, Religion
Texte reçu le 26 juin 2011
Par Monseigneur Guy A. Sansaricq
Le 27 Juin ramène la fête de Notre Dame du Perpétuel Secours. La Vierge Marie reçut ce titre spécial à partir d’une icône (image sacrée) très ancienne d’origine grecque. Cette icone obtint très vite la réputation d’être miraculeuse. Elle fut transportée à Rome, placée dans une basilique sur la via Merulana et confiée à la garde des Pères Rédemptoristes.
Haiti a été consacrée à Notre Dame du Perpétuel Secours le 8 Décembre 1942 par Mgr. Le Gouaze, archevêque de Port-au-Prince, entouré des évêques des quatre autres diocèses du pays. De son côté, le peuple haitien se rappelle ce miracle du 15 Aout 1884 quand une grave épidémie de petite vérole sévissant à Port-au-Prince cessa soudainement grâce á l’intercession de Notre Dame du Perpétuel Secours.
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Un an plus tard, en Haïti
Texte publié le dimanche 27 février 2011 à 21:12
Désastres naturels, Église catholique, Religion, Société
Texte reçu le 27 février 2011
Par Pierre Bélanger, S.J.
Rien n’est simple ni facile en Haïti, depuis longtemps déjà. Après les souffrances qu’une bonne partie de la population de Port-au-Prince et même du pays entier a dû endurer suite au tremblement de terre de janvier 2010, après une crise du choléra aggravée par une situation sanitaire généralement déficiente, la tenue des élections de novembre dernier a créé une nouvelle instabilité et de la violence. Que dire? Que faire? Doit-on se décourager de voir poindre la lumière au bout de ce long tunnel? Je vous offre deux réflexions fondées sur la foi et l’espérance qu’offre notre vision chrétienne du monde et des sociétés.
En premier lieu, je veux m’inscrire en faux contre tous ces prophètes de malheur et ces « gérants d’estrade » qui, bien assis dans leur fauteuil rembourré devant la télé, affirment qu’il ne se fait rien de bon en Haïti. Ces gens proclament que l’argent investi pour secourir les sinistrés du tremblement de terre ne s’est pas rendu aux personnes dans le besoin; ils disent que rien ne se construit, que les travailleurs et volontaires des ONG pensent d’abord à leurs intérêts. Je réponds avec toute la force de ma voix : tout cela est faux!
Nous, les jésuites, avons rapidement mis en œuvre des mesures à moyen et à long terme pour qu’un grand nombre d’Haïtiens profitent des dons qui nous avaient été faits. Les équipes de Foi et Joie et du Service jésuite des réfugiés ont travaillé nuit et jour pour améliorer les conditions d’éducation de beaucoup d’enfants, pour répondre aux besoins humains et spirituels des déplacés de sept camps de Port-au-Prince. Plus largement, les ressources de la Compagnie de Jésus universelle sont déployées grâce à la solidarité des jésuites de toutes les parties du monde. Oui, avec les moyens que nous avons, nous faisons tout ce qui est humainement possible pour aider.
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Homélie de Mgr. Colimon lors de la cérémonie funébre du 29 décembre en souvenir de Mgr François Gayot
Texte publié le vendredi 07 janvier 2011 à 13:12
Église catholique, Nécrologie, Religion
Mgr François Gayot, archevêque émérite du Cap-Haïtien décédé le jeudi 16 décembre à l’hôpital Gemelli, à Rome en Italie, eut droit à trois cérémonies funèbres. La première eut lieu à Rome (Italie) deux jours après son décès. Le 29 décembre en l’église Saint-Louis Roi de France, à Port-au-Prince, ses confrères montfortains et la Conférence épiscopale d’Haïti (CEH) lui ont rendu hommage. Le lendemain, la dernière cérémonie funèbre se tint au Cap-Haïtien.
Nous présentons ci-après le texte de l’homélie prononcée par son confrère dans l’épiscopat, Mgr Frantz Colimon, smm, lors de la messe du 29 décembre, une courtoisie de Frère Buteau (Brother Tob) du Centre National de l’Apostolat Haitien basé à Brooklyn NY.
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« Heureux les doux, car ils posséderont la terre ».

Ces doux, ce sont les « doux et humbles de cœur », selon le cœur de Jésus lui-même (« je suis doux et humble de cœur »). Ils posséderont la terre promise. Non pas celle où Josué avait mené le peuple au repos, mais la Jérusalem céleste où le Christ nous mène au repos définitif. Monseigneur François Gayot a fait sa migration de ce monde à l’autre, sur les traces du Christ grand prêtre éternel, se consacrant à Dieu le Père par le sacrifice parfait et définitif.
L’offrande sacrificielle est un transfert de ce monde à l’autre. Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde à son Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu’à la fin.
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