Lettre ouverte de Daniel Gerard Rouzier(1) à la nation haïtienne
Texte publié le jeudi 07 juillet 2011 à 12:17
Chambre des députés, Histoire: 1986 -, Parlement, Politique et gouvernement, Primature
Texte reçu le 6 juillet 2011
Chers concitoyens,
Pour qu’un système démocratique fonctionne correctement, il est essentiel que tous les citoyens se soumettent à la volonté des institutions qui les dirigent; mieux qu’ils les consolident et acceptent sans ciller le verdict qui en émane toutes les fois que celui-ci est transparent et conforme à la Loi. Pour qu’un système démocratique fonctionne correctement, il est tout aussi essentiel que les élus chargés de faire les lois s’engagent à les respecter sans exclusion.
Nos députés ont été légitimement élus par le peuple et, en votant contre ma ratification comme Premier Ministre, ils ont rempli le rôle que leur conscience leur a dicté. Rien ne les autorisait cependant à violer mes droits ou, tout au moins, à laisser que certains des leurs les violent en toute impunité.
… Suite »»
MINUSTAH: Corruption et arrogance
Texte publié le mardi 07 juin 2011 à 19:09
Armée, Conditions sociales, Criminalité, Histoire: 1986 -, Société

Des soldats Brésiliens de la Minustah
durant une manifestation à Port-au-Prince
Photo prise le 8 décembre 2010
© REUTERS/Kena Betancur
Ce dimanche 5 juin, des militaires appartenant aux forces de Nations-Unies en Haïti (MINUSTAH), se sont considérés au-dessus des lois du pays. Revenant d’un séjour aux États-Unis, ils ont refusé de se soumettre à l’inspection douanière obligatoire à l’aéroport Toussaint Louverture de Port-au-Prince, et ont fait appel à leurs frères d’armes qui manu militari vinrent « interrompre le travail de vérification des douaniers, prendre [leurs] bagages et repartir avec [eux] »(1).
Imaginez le tollé que causerait les militaires Haïtiens qui agiraient de la sorte. Les sempiternels opposants y puiseraient leurs munitions pour blâmer et vilipender. Où sont-ils aujourd’hui? Ils sont devenus des observateurs prudent qui choisissent avec une extrême précaution leur bataille ne voulant pas perdre certains avantages. Il est beaucoup plus facile de questionner un arrêté présidentiel décrétant la fête de l’Ascension un jour de congé, que de s’attaquer aux puissantes forces qui nous humilient, mais détiennent le pouvoir des bourses.
… Suite »»
Discours d’investiture de Michel Joseph Martelly le 14 mai 2011
Texte publié le mardi 17 mai 2011 à 12:46
Discours, Fêtes et célébrations, Histoire: 1986 -, La présidence, Politique et gouvernement
Mes chers compatriotes,
En me confiant par votre vote du 20 mars dernier la destinée de la République d’Haïti, vous m’en faites le premier serviteur. Je mesure la solennité du jour et surtout l’immense responsabilité qui m’incombe: celle de vous représenter tous. Oui, tous, filles et fils de cette terre chargée d’histoire, si souvent éprouvée mais tellement fière de son passé glorieux et de son rôle de pionnier des libertés individuelles.
Aujourd’hui, c’est l’immense espoir de mon peuple, sa foi en des lendemains meilleurs, son extraordinaire attente qui sont pour moi une obligation puissante. J’y apporterai des réponses concrètes.
… Suite »»
ELECTIONS: « La valse du CEP de Gaillot Dorsainvil »
Texte publié le mardi 26 avril 2011 à 08:04
Élections, Histoire: 1986 -, Politique et gouvernement, Société

© AP Photo / Dieu Nalio Chery
Prise le 25 avril 2011
La proclamation des résultats définitifs du second tour qui s’est déroulé le 20 mars dernier raviva les doutes sur l’impartialité et donc la crédibilité du conseil électoral présidé par Gaillot Dorsinville. Les accusations ciblant ce CEP fusent de partout y compris du président élu, Joseph Michel Martelly, qui demanda à la communauté internationale de ne pas reconnaître les résultats des législatives. Opposition et observateurs s’accordent pour dénoncer les étonnantes différences avec les résultats préliminaires publiés le 4 avril. La violation de la volonté populaire est extrêmement flagrante, soutiennent-ils.
… Suite »»
La Diaspora haïtienne et les autochtones: « Contradictions et terrain d’entente »
Texte publié le mercredi 20 avril 2011 à 20:20
Constitutions et recueils de lois, Crises, Diaspora haitienne, Histoire: 1986 -, Politique et gouvernement
Texte reçu le 20 avril 2011
Par Jean L Théagène
Décidément, la crise haïtienne est multidimensionnelle. Au lendemain du 7 Février 1986, elle a intégré dans les tentatives de traitement de sa problématique des paramètres nouveaux tels : l’adoption ou le rejet du libéralisme ou du socialisme comme choix politique, la place de la diaspora haïtienne dans la dynamique du processus sociopolitique etc…L’acuité d’un tel débat a fait naître des antagonismes tout à fait irréconciliables allant de la perception mitigée des théories libéralistes et socialistes jusqu’à la notion d’harmonisation des rapports entre haïtiens de l’intérieur et ceux de l’extérieur : rapports fondés sur la rentabilité accrue de la diaspora dans toute perspective de développement social, économique et politique d’Haïti.
« Concilier l’irréconciliable » : voilà en quelque sorte le défi qui se pose aux leaders politiques, directeurs d’opinion et à tout haïtien qui rêve d’un pays ou à défaut d’éclat, il y aurait sérénité dans les destins individuels et dans l’avenir collectif. Avec des éléments de comparaison étalés sur cinq siècles, l’Histoire prend plaisir à nous rappeler que c’est bien au temps de la colonisation que notre pays a connu son plus haut niveau de développement. Le chiffre des exportations dépassait de beaucoup celui des importations créant de ce fait un équilibre parfait dans la balance commerciale de l’époque. En dehors des contraintes de l’esclavage, les indigènes pavoisaient au sein d’une économie florissante qui leur permettait d’envisager d’explorer de nouveaux axes de développement. Ainsi naquit, émergeant de la brume coloniale et éclatant dans la pensée du génial Louverture, Haïti, en tant que nation, en tant qu’État, un certain 1er Janvier 1804.
… Suite »»
|
|