Sauvons ce qui peut-être sauvé!
Texte publié le dimanche 20 novembre 2011 à 19:17
Conditions économiques, Conditions sociales, Crises, Economie et finances, Histoire: 1986 -, La présidence, Société
Texte reçu le 16 Novembre 2011
Par Jean L. Théagène
« Connais-tu le pays où fleurit l’oranger,
Le pays des fruits d’or et des roses vermeilles,
Où la brise est plus douce et l’oiseau plus léger,
Où dans toute saison butinent les abeilles ? »
Jules Barbier
« Fugit irreparable tempus ».
L’heure est grave et le pays ne peut plus se contenter de déclaration d’intention encore moins de promesses contraignantes. Depuis la nuit des temps, le sous-développement et ses problèmes ont toujours été un casse-tête chinois exigeant une volonté ferme de comprendre d’abord l’imbroglio et de trouver ensuite les moyens d’harmoniser les intérêts discordants des éternels trouble-fêtes d’une société.
À côté des nouvelles plus déprimantes que revigorantes avec la remontée de l’insécurité dans ce morceau d’île des Caraïbes, Gérard Bissainthe et Jean-Erich René, deux hommes, d’une belle érudition, avec une souplesse alliée à l’humilité radieuse, se sont acharnés à nous brosser sous leur plume alerte un sombre tableau de la réalité politique haïtienne. Avec une pointe de tristesse, nous avons parcouru d’un bout à l’autre et d’une seule traite : « Le bateau de Sweet Micky va droit vers un récif » et « Un cap dangereux pour Haïti ». Nous nous sommes écrié avec Sainte-Beuve : « Mon Dieu, donnez-nous le courage de voir tout et le contraire de tout ». Et nous revient à la mémoire le livre de Demesvar Delorme « Les théoriciens au pouvoir » qui garde toute sa saveur d’actualité.
« L’heure est grave… »
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Discours du président Michel Joseph Martelly à la tribune de l’ONU, le 23 septembre 2011
Texte publié le vendredi 23 septembre 2011 à 20:33
Discours, Histoire: 1986 -, La présidence, Politique et gouvernement
Monsieur le Président de l’Assemblée géné-rale,
Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement,
Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Mes premiers propos s’adressent à vous, Monsieur le Président, pour vous féliciter de votre élection à la présidence de cette 66ème session ordinaire de l’Assemblée générale.
Je profite de cette occasion pour exalter la qualité du leadership du Secrétaire Général, M. Ban Ki-moon, et louer son dynamisme et la sagesse profonde dont il fait montre à la direction des affaires du monde.
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Du pouvoir inconditionnel à l’indifférence absolue
Texte publié le mercredi 21 septembre 2011 à 20:05
Crises, Histoire: 1986 -, Politique et gouvernement, Société
Texte reçu le 13 septembre 2011
Par Jean L. Théagène
« On peut parce que l’on croit pouvoir »
(Virgile dans l’Enéide)
Le Pouvoir est un virus qu’on attrape et dont on guérit difficilement. Cette maladie n’épargne pas la plupart des leaders haïtiens en mal de messianisme. Chacun d’eux se croit investi d’une mission permanente de sauvetage de la Patrie ballotée par les raz de marée épisodiques d’une histoire toujours maintenue dans l’œil du cyclone. De 1804 à nos jours, aucun répit n’est laissé à une population plus portée sur les débordements de joie collective que sur les jeux de guerre qui se font fort de remplir les nécropoles. « Bon Dieu bon » reste toujours le refrain de l’haïtien authentique. Une charge intérieure d’espoirs dont pourtant personne ne tient compte. Au contraire, l’adversité simple, apanage de tous les humains, est utilisée comme agent corrupteur de vertus, spoliateur de valeurs de civilisation. Et l’on y substitue la fatalité aux serres rigides pour incurver l’histoire dans le sens de ses desseins et de ses intérêts.
C’est un peu l’aventure des mouvements politiques de ces vingt-cinq dernières années, à cette époque où le choix du leader coïncidait avec les aspirations du peuple trop longtemps maintenu hors des centres de décision. Ignorant délibérément l’étymologie anglo-saxonne du vocable leader ( to lead, anglais) signifie conduire, les soi-disant leaders se sont toujours placés en aval des protestations populaires pour mieux exploiter la fureur des flots. Ainsi, ils apparaissent comme des complices plutôt que comme des conducteurs. À la vérité, ils sont moins que des pleutres à la traîne de la populace. Car eux, ils ont conscience de ce qu’ils font et ce qu’ils font, ils les exécutent en experts. Grâce à cette méthode de combat, ils détiennent un pouvoir totalitaire, un droit de vie et de mort sur tous leurs concitoyens. Voilà ce qu’on appelle le Pouvoir absolu qui n’est autre que celui détenu par un seul être sur dix millions.
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Lettre ouverte de Daniel Gerard Rouzier(1) à la nation haïtienne
Texte publié le jeudi 07 juillet 2011 à 12:17
Chambre des députés, Histoire: 1986 -, Parlement, Politique et gouvernement, Primature
Texte reçu le 6 juillet 2011
Chers concitoyens,
Pour qu’un système démocratique fonctionne correctement, il est essentiel que tous les citoyens se soumettent à la volonté des institutions qui les dirigent; mieux qu’ils les consolident et acceptent sans ciller le verdict qui en émane toutes les fois que celui-ci est transparent et conforme à la Loi. Pour qu’un système démocratique fonctionne correctement, il est tout aussi essentiel que les élus chargés de faire les lois s’engagent à les respecter sans exclusion.
Nos députés ont été légitimement élus par le peuple et, en votant contre ma ratification comme Premier Ministre, ils ont rempli le rôle que leur conscience leur a dicté. Rien ne les autorisait cependant à violer mes droits ou, tout au moins, à laisser que certains des leurs les violent en toute impunité.
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MINUSTAH: Corruption et arrogance
Texte publié le mardi 07 juin 2011 à 19:09
Armée, Conditions sociales, Criminalité, Histoire: 1986 -, Société

Des soldats Brésiliens de la Minustah
durant une manifestation à Port-au-Prince
Photo prise le 8 décembre 2010
© REUTERS/Kena Betancur
Ce dimanche 5 juin, des militaires appartenant aux forces de Nations-Unies en Haïti (MINUSTAH), se sont considérés au-dessus des lois du pays. Revenant d’un séjour aux États-Unis, ils ont refusé de se soumettre à l’inspection douanière obligatoire à l’aéroport Toussaint Louverture de Port-au-Prince, et ont fait appel à leurs frères d’armes qui manu militari vinrent « interrompre le travail de vérification des douaniers, prendre [leurs] bagages et repartir avec [eux] »(1).
Imaginez le tollé que causerait les militaires Haïtiens qui agiraient de la sorte. Les sempiternels opposants y puiseraient leurs munitions pour blâmer et vilipender. Où sont-ils aujourd’hui? Ils sont devenus des observateurs prudent qui choisissent avec une extrême précaution leur bataille ne voulant pas perdre certains avantages. Il est beaucoup plus facile de questionner un arrêté présidentiel décrétant la fête de l’Ascension un jour de congé, que de s’attaquer aux puissantes forces qui nous humilient, mais détiennent le pouvoir des bourses.
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