Haiti vient de râter le Bicentenaire de son Indépendance. Une occasion qui devrait être un moment de grandes célébrations et d’intensives reflexions sur l’inédite geste conduisant à ce moment glorieux.

Le président Haitien, Jean-Bertrand Aristide, au centre,
avec le président Sud-Africain Thabo Mbkei, à droite,
et le premier ministre Bahamaméen, Perry Christie,
durant une sombre célébration de l’indépendance.
(AP Photo/Andres Leighton)
Qui aurait prédit en février 1986, en décembre 1990 et même aux heures sombres de la fin de Novembre 1987 que 2003, l’année du précurseur de l’indépendance, Toussaint Louverture, serait l’année de tous les malheurs, et les premiers jours de 2004, année du Bicentenaire, verrait l’éclatement au grand jour de nos divisions, donc de nos faiblesses (Une ironie quand on pense à notre devise: “L’union fait la force”)
Nous avons vraiment de la peine à croire que nos leaders politiques (gouvernement et opposition) sont si naïfs, si embourbés dans leurs propres intérêts, ou pire, d’une irresponsabilité aussi visqueuse qu’abérrante qu’ils ne font, par leurs actions, que creuser la tombe de ce pays presque moribond. L’histoire retiendra toutefois qu’ils ont failli à leur mission de porte-étendard des idéaux de 1804, en bloquant le pays et en invitant, sans penser sérieusement aux conséquences, l’étranger à s’immiscer dans nos affaires.
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